La pollution électromagnétique
20 septembre 2026Hier, je regardais sur Arte un documentaire sur le nerf vague. A un moment, un jeune homme étudiant en médecine se prête à une expérience sur plusieurs jours de stimulation du nerf vague. La raison en est que ce jeune homme est dépressif depuis 5 ans et n’arrive pas à sortir de son état. Il se traîne sans manger à longueur de journée.
Dans ses yeux, on voyait l’angoisse du déprimé. Ce regard où la peur est maîtresse, bien qu’on n’arrive pas à la nommer. Est-ce la peur d’avoir peur ? La peur que cet état perdure ? la peur de ne jamais arriver à sortir de ça ? C’est tout le problème de l’angoisse, c’est qu’elle est innommable au sens premier du mot, on ne sait pas de quoi on angoisse.
Heureusement, des solutions existent. Pleins de solutions même.
PREMIÈREMENT, le plus urgent est de se tourner vers quelqu’un à qui parler quand on est en pleine phase de panique. Si vous êtes seul.e, n’hésitez pas à appeler quelqu’un de votre entourage, même éloigné, ou un voisin. S’il n’y a personne, appelez un numéro de secours pour avoir en ligne quelqu’un qui vous écoute. Eventuellement, allez aux urgences psychiatriques.
DEUXIÈMEMENT, à côté des phases aigües de panique, il y a une ribambelle de petites choses du quotidien que vous pouvez mettre en place selon votre degré d’énergie.
Celles qui demandent peu d’énergie consistent à :
- sourire pendant au moins 2 minutes, car alors votre cerveau comprend des cellules de vos lèvres que vous êtes heureux.se et va lui-même s’orienter vers du positif.
- Sortir marcher, au soleil s’il y en a, dans la nature si c’est possible. Si vous habitez en ville, rendez-vous dans le parc le plus proche. Une marche active les muscles et toute activité musculaire est bénéfique. Pendant la marche, essayez de fixer votre attention sur ce que vous voyez et entendez, cela vous soulagera de vos ruminations. Si vous voyez quelque chose que vous trouvez beau, prenez-le en photo.
- Tous les soirs, noter au moins 5 choses qui vous ont rendu heureux.se, qui vous ont fait du bien, soit parce qu’elles étaient belles (la beauté du rire d’un jeune enfant 🥰), soit parce qu’on a pris soin de vous (un rayon du soleil sur votre visage prend soin de vous🌞). Cela permet d’y repenser et de se sentir bien. Une fois cette routine installée, cela permet également tout au long de la journée d’être aux aguets de ces choses qui sont belles en elles-mêmes et/ou par le regard que vous y portez.
TROSIÈMEMENT, prenez un papier et un crayon et notez tout ce qui vous fait du bien : quelle nourriture vous fait du bien ? quelle activité ? dans quel endroit vous sentez-vous bien ? en compagnie de qui ? Est-ce que la maison ou l’appartement où vous vivez dispose d’un endroit À VOUS où vous vous sentez bien ?
Quand vous avez répondu à ces questions, essayez d’y satisfaire concrètement autant que vous le pouvez. Cela vous apportera le bien auquel vous pensez, et aura le 2e bénéfice de vous apporter la satisfaction que vous savez aussi vous prendre en main.
QUATRIÈMEMENT, y a-t-il une cause exogène à votre état ? Si oui, avez-vous cerné laquelle : un travail insatisfaisant, une relation toxique, une maladie, un proche dans le malheur, l’état du monde angoissant, une séparation… ?
CINQUIÈMEMENT, parmi les thérapeutes que vous consultez, lesquels vont ont fait du bien et comment ? Retournez les voir. N’hésitez pas à les consulter, à leur parler de vos symptômes, de vos angoisses et de vos attentes. Si le thérapeute que vous consultez ne vous plaît pas, changez de thérapeute, jusqu’à trouver celui ou celle avec qui vous vous sentez à l’aise, avec qui vous avez l’impression d’avancer.
Si vous ne consultez pas de thérapeute car vous ne savez pas vers qui vous tournez, demandez l’avis de votre médecin traitant, ou demandez conseil à votre entourage ; vous serez surpris de voir le nombre de personnes qui, à un moment donné de leur vie, ont consulté parce qu’elles se sentaient déprimés.
Les thérapeutes sont là pour vous aider, c’est leur job. Allez les voir quand vous avez besoin.
